Injection toxine botulique

Botox ? Toxine Botulique ? Qu’est ce que c’est ?

On utilise la plupart du temps le terme « injection de botox » mais la terminologie est en réalité « injection de toxine botulique » . Botox° est une marque (comme Azzalure°, Vistabel°, Bocouture°, Dysport°… pour les toxines les plus utilisées en médecine esthétique).

La toxine botulique provient de la culture d’une bactérie nommée “Clostridium Botulinum”. Son utilisation en médecine esthétique est en réalité une coïncidence. L’utilisation médicale première du botox était pour des soins ophtalmologiques, plus particulièrement pour traiter une maladie des paupières : le blépharospasme. C’est en regardant les résultats de ce soin que le couple de docteurs Carruthers (canadiens) remarqua un effet secondaire qui allait lancer les injections de botox dans le monde de la médecine esthétique.

Quel est le principe actif des injections de botox ?

Il s’agit de l’endotoxine botulinique, utilisée depuis longtemps pour combattre les spasmes et tics des paupières, du visage ou encore du cou. La seule différence entre les injections de botox utilisées dans un but thérapeutique et celles d’un acte de médecine esthétique contre les rides, réside dans la quantité d’endotoxine qui est utilisée. La dose utilisée en médecine esthétique est très faible comparée à un usage thérapeutique.

L’emploi de la toxine botulique en médecine esthétique

Pour ne parler que du front, les injections de toxine botulique permettent de détendre et non pas de « tendre la peau » comme le pensent la majorité des gens. Les muscles peauciers (sous la peau) ne se contractant plus (ou moins), la peau se détend, les plis et les rides s’effacent.

Avant l’apparition du botox en médecine esthétique, les chirurgiens effectuaient une section du muscle frontal (celui qui fait plisser le front) pour l’empêcher de se contracter. Ceci se faisait lors d’une opération comme un lifting ou bien par endoscopie. L’injection de botox remplace aujourd’hui cet acte chirurgical avec des résultats similaires sans période de convalescence ni suites pénibles.

Quelles zones peut-on traiter par des injections de botox ?

  • rides du lion : elles se situent entre les sourcils. Elles apparaîssent lorsqu’on fronce les sourcils pour exprimer un mécontentement où encore une réflexion. Ce sont les rides verticales du front (en savoir plus sur le traitement des rides du lion sur le site de l’afme).
  • rides horizontales du front : elles sont générée par les expressions d’écarquillement des yeux ou par la surprise
  • pattes d’oie : ces rides se forment au coin des yeux et sont générées par les expressions du sourire ou du rire.
  • rides fines verticales sur les lèvres : elles apparaissent en parlant et en avançant les lèvres.
  • plis d’amertume de chaque coté de la bouche vers le menton : ils peuvent être atténués quand ils sont dus à une mimique d’amertume répétée (mais pas à un relâchement de la peau des joues)
  • aisselles et les pieds : la toxine botulique permet de traiter l’hypersudation.

Déroulement d’une séance

Avant tout traitement, le praticien va effectuer un examen attentif de votre visage afin de savoir si les injections de toxine botulique sont bien adaptées à vos besoins réels. Il ne faut pas avoir des idées préconçues mais prendre en compte les recommandations du praticien. Il est le seul à pouvoir évaluer les résultats possibles sur votre visage. Par exemple, il est possible que vous veniez dans l’optique d’avoir des injections de botox alors que les injections d’acide hyaluronique sont plus indiquées dans votre cas.

Il faut d’abord examiner les expressions faciales qui sont propres à chaque personne, tout comme les irrégularités et des problèmes de symétrie du visage. Cette étape va permettre de vérifier que la toxine ne va pas perturber les expressions de votre visage.

Technique d’injection de toxine botulique

La technique est relativement simple puisqu’elle se fait à l’aide de seringues à aiguilles très fines pour des injections sous la peau, peu douloureuses. Le botox s’injecte généralement à quelques millimètres de profondeur (dans les muscles peauciers).  Cela se fait en plusieurs points répartis sur l’ensemble des muscles de la zone traitée.

Il faudra environ une dizaine de points d’injection pour les rides horizontales du front. Tandis que pour les rides pattes d’oie, le praticien aura besoin de 3 à 5 points d’injections pour chacune des zones.

Après nettoyage soigneux de la peau du visage, le médecin va dessiner les points de piqures prévus sur votre visage puis passer aux injections. Chaque injection de botox se fera en quantité infime. Une fois les piqures terminées, il faudra faire attention à ne réaliser aucun massage pour éviter la diffusion du produit et ne pas entrainer de complications.

Entretien des résultats

Après plusieurs séances, les doses qui vous conviennent seront mieux calibrées et surtout, vous perdez petit à petit l’habitude d’utiliser les muscles qui créent vos rides.

Attention : les injections de toxine botulique doivent se gérer dans le temps. Il ne faut pas vouloir à tout prix des résultats parfaits dès la première séance. Il est nécessaire de voir et de quantifier les effets de la toxine sur vos rides et mieux modifier les dosages lors des futurs séances.

Il est habituel de pratiquer les séances à environ 6 ou 7 mois d’intervalle en moyenne.

Si les séances ne sont pas assez espacées, il peut y avoir un effet d’accumulation du botox dans les zones traitées ou d‘accoutumance. Il y a un risque non négligeable que votre corps génère des anticorps contre la toxine, ce qui diminuera l’efficacité du traitement.

Si vous souhaitez arrêter votre traitement, vos muscles reprendront leur place, deviendront de moins en moins détendus, et vos rides apparaîtront progressivement, sans plus.

 

 

Suites, résultats et entretien des piqures de toxine botulique

Vous pourrez voir les premiers effets au bout de quelques jours seulement. Ce temps est nécessaire pour que la toxine agisse et que les muscles de votre visage se détendent. Après 4 à 6 jours vous constatez un lissage de la zone du visage traitée. Le front, par exemple, devient détendu, perd son caractère sévère et triste. Les plis des pattes d’oie sont très diminués, le regard s’ouvre.

 

Combien durent les résultats des injections  ?

Les premières fois, l’effet des injections diminue après 4 mois. En renouvelant la séance sans trop attendre, il est  habituel d’obtenir (après 3 séances) des résultats durant de 6 à 7 mois voire plus longs. Il ne s’agit pas de « paralysie » ou de destruction musculaire qui s’installe mais on perd souvent et progressivement l’habitude de froncer ces zones.

Risques et effets secondaires des injections de toxine botulique

Il y a effectivement des risques et des effets secondaires, même si les vraies complications et les grands dangers restent extrêmement rares. Les réactions de chacun restent imprévisibles et variables d’une personne à une autre. Le Botox est utilisé depuis 1993 aux USA et aucun effet secondaire dangereux pour l’homme n’a été détecté jusqu’à aujourd’hui.

Nous avons listé les effets indésirables pouvant parfois s’observer :

– gonflement autour des yeux, pour l’injection de la patte d’oie (il se résorbera de lui même)
– maux de tête (céphalées) parfois le lendemain d’injections de botox
– contractions de la peau près de la zone traitée, de manière non volontaire durant quelques jours
– affaissement de la paupière (par diffusion du produit ou injection trop proche de l’oeil. Là encore il disparaitra avec l’effet de la toxine. Il est toujours possible d’essayer de forcer l’ouverture de la paupière plusieurs fois par jour pour faire travailler le muscle.
– rougeurs ou parfois petites ecchymoses aux points de piqures (passagères)
– sensation de tension légère des zones traitées. Sous quelques jours cet effet disparaîtra.

Certaines personnes portant des lentilles de contact ont rapporté des sensations d’yeux secs. Vous pouvez améliorer très rapidement cela avec des produits oculaires hydratants en gouttes.

Les contre-indications du botox

Contre-indications avant les injections

– si vous êtes une femme enceinte et ce même en début de grossesse.
– si vous allaitez
– si vous souffrez d’une pathologie neuromusculaire tel que la myasthénie ou le syndrome de Lambert-Eaton.
– si vous avez un traitement à base d’anticoagulant, anti-inflammatoire ou encore à base d’antibiotique, parlez-en à votre médecin.

Nous déconseillons les injections de botox aux sportifs de haut niveau car il y a un risque de perte de tonus musculaire (1%).

Contre-indications après injections de toxine botulique

– ne surtout pas presser la zone traitée pendant douze heures suivants vos piqures de botox.
– ne pas prendre d’aspirine ou d’anti-inflammatoire une semaine après votre séance si possible.

Sources des images : Docteur Stéphane Chicheportiche

Sources des textes :

 

 

 

 

 

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